Qu’est-ce que le « pré-diabète » ?
On vous a peut-être dit que vous avez un pré-diabète si vous présentez :
- Une glycémie à jeun comprise entre 110 et 125 mg/dl
- Un taux sanguin de glucose compris entre 140 et 199 mg/dl lors de la mesure à deux heures d’un test de tolérance au glucose par voie orale
Pourtant, la plupart des personnes à qui on annonce ce « diagnostic » de pré-diabète sont en réalité affectées par une maladie qui porte un nom différent. En effet, des experts du National Cholesterol Education Program estiment que ce terme de « pré-diabète » devrait être abandonné. A la place, il conviendrait de parler de :
- Résistance à l’insuline : il s’agit d’une affection au cours de laquelle l’organisme, ne répondant pas normalement à l’insuline, se met à produire de plus en plus d’insuline pour faire passer du glucose depuis la circulation sanguine vers les cellules. La glycémie finit par redevenir normale, mais ces taux élevés d’insuline peuvent causer des complications :
- Hypertension artérielle
- Caillots bouchant les artères
- Diminution du taux du « bon » cholestérol HDL
- Perturbation de la tolérance au glucose : c’est la conséquence potentielle de la résistance à l’insuline. Avec le temps, l’organisme n’est plus capable de produire assez d’insuline pour faire baisser la glycémie, dont les valeurs augmentent légèrement. Les complications sont les mêmes que celles observées chez les diabétiques de type 2 : troubles rénaux, oculaires et cardiovasculaires.
- Diabète de type 2 : c’est la forme la plus commune de diabète, dans laquelle soit l’organisme ne produit plus assez d’insuline, soit les cellules « ignorent » l’insuline. L’organisme a besoin de l’insuline pour utiliser le glucose qui afflue dans le sang après un repas.
Que faire si vous avez un « pré-diabète »
Votre médecin peut vous aider dans votre prise en charge, notamment si vous présentez certaines anomalies susceptibles d’augmenter votre risque de développer un diabète de type 2 ou l’une de ces affections communément appelées « pré-diabète ». Vous devez alors :
- Mesurer régulièrement votre glycémie à domicile, avec un appareil spécial, ou lecteur de glycémie, afin de détecter toute augmentation anormale. N’oubliez pas : une augmentation anormale de la glycémie peut conduire à des complicatià long terme.
- Suivre un régime alimentaire du même type que celui des diabétiques de type 2.
- Maigrir, si vous présentez une surcharge pondérale. Modifier vos habitudes de vie progressivement vous permettra de perdre du poids sans le reprendre.
- Suivre régulièrement un programme de remise en forme qui vous convient et approuvé par votre médecin.
La bonne nouvelle est qu’il n’est pas trop tard
En vous prenant en charge dès maintenant, vous réduisez les risques de survenue de complications.
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